Dire que je suis fan de Mario Party relève de l’euphémisme. Je ne rate en effet aucun épisode de la série depuis le quatrième sur Nintendo GameCube. Pourtant, il faut bien avouer que l’âge d’or de la série – la période où le développement était confié à Hudson Soft en fait – est loin derrière elle. Les neuvième et dixième opus n’ont pas été à la hauteur et il était grand temps que Nintendo reprennent les choses en main. Pas de onzième version donc, mais un « super » épisode. Vraiment ? C’est ce qu’on va voir tout de suite.

Ça ressemble à quoi une fête chez Mario ?

Pour ceux qui n’auraient jamais touché à un Mario Party de leur vie (si, si, ça existe), le principe est simple. À la manière d’un jeu de société, des personnages issus de l’univers bien connu du plombier moustachu s’affrontent sur un plateau de jeu qu’ils parcourent à la recherche d’étoiles qu’ils pourront acquérir en échange de pièces qu’ils auront gagnées en remportant des mini-jeux. Ceux-ci, basés sur les réflexes, l’observation, la chance ou encore l’adresse, représentent en effet le cœur du jeu.

De bons mini-jeux servis sur un plateau qui laisse à désirer…

Et de ce côté-là, on peut dire qu’on est servi. Pas moins de 80 nouveaux mini-jeux sont en effet au programme de ce volet. Et c’est d’ailleurs un très bon cru, pour ne rien gâcher. Surtout parce qu’ils utilisent la technologie des Joy-Con à bon escient, il faut bien le dire. Là où un 1-2-Switch se contentait de quelques expériences seulement, on bénéficie ici de tout une panoplie d’utilisations possibles – secouer, tourner, viser, etc. – incluant également les fameuses vibrations HD, toujours aussi impressionnantes.

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Les mini-jeux sont funs, et utilisent bien les possibilités offertes par les Joy-Con.

Là où le bât blesse, c’est du côté des plateaux de jeux. Au nombre de trois seulement (quatre si on compte le plateau à débloquer), ceux-ci accumulent les erreurs. Leur taille tout d’abord, est ridiculement petite. Il n’est pas rare d’en faire le tour lors d’un lancer un peu chanceux couplé à un objet bonus. Résultat : trois étoiles récupérées lors du même tour. De quoi dégoûter vos adversaires qui ne peuvent même plus planifier un voyage puisque l’étoile en question se déplace sans cesse. Sans parler du fait qu’elles ne coutent plus que dix pièces, contre vingt auparavant. Autant dire qu’il n’est plus si compliqué que cela de s’en emparer…

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Le problème principal des plateaux ? Leur taille, et le manque de diversité.

L’autre souci, c’est le manque de fantaisie global des plateaux de jeu. On se souvient du fameux mode jour et nuit des plateaux de Mario Party 6 ou des variantes de règles de Mario Party 7. Mais dans Super Mario Party, on a plutôt tendance à s’ennuyer devant le manque d’évènements proposés, et on se contente de lancer le dé machinalement. Si un dé propre à chaque personnage était une bonne idée, le manque d’objets ne joue pas non plus en faveur de la variété du titre.

Finalement, c’est peut-être du côté des autres modes de jeu qu’il faut aller chercher. Le rafting vous met par exemple aux commandes d’un… rafting (merci de suivre) à la recherche de pièces et se concentre sur les mini-jeux.

Au niveau de la réalisation, même si l’on ne s’attendait pas à une pléthore d’effets spécieux pour un titre du genre, force est de constater que l’ensemble est très soigné et c’est d’ailleurs là tout ce qu’on lui demande.

On fait une party ?

En conclusion, Super Mario Party risque de diviser les joueurs. Il dispose en effet de nombreux mini-jeux bien trouvés et utilisant bien les capacités de la console. Les plateaux, en revanche, décevront les habitués qui auraient espéré plus de variété. À vous de voir si c’est aspect est primordial pour vous ou non.

Où l’acheter ?

Le jeu peut être téléchargé sur le Nintendo eShop de la Nintendo Switch contre 60 euros, ou acheté en magasin ou en ligne pour un peu plus de 50 euros.